Préambule : À ceux qui sont épris de mathématiques et de poésie

1° -
Analyse réelle et Intégrales - Théo Héikay
2° -
Une étude non exhaustive de fonctions définies par une intégrale impropre à paramètre - Théo Héikay
3° -
Étude des séries entières - Théo Héikay
4° -
La mutabilité des sens - Mutable Meaning - Théo Héikay
Probabilité d’une rencontre (Love Me, Love Me Not).
Chaîne de naissance et mort suivie des exercices de probabilités.
Loi de succession de Laplace.
Probabilité d’une réunion finie d’ensembles suivie de quelques sujets éclectiques.
5° -
Des Énoncés Originaux des Concours des Oraux aux Grandes Écoles d'Ingénieurs - Théo Héikay.
6° -
L’amas thématique des mathématiques - Théo Héikay:
La première planète extrasolaire
Orbites des satellites
Petits corps du système solaire
Planétologie comparée
Le destin des poussières interplanétaires effet Poyntin-Robertson.
L’énergie après Einstein
L’Expansion de l’Univers
7° -
Travaux Dirigés pour les " Master Première Année" - Théo Héikay
8° -
Le pari d’un enseignement élitaire, sans être élitiste pour tous - Théo Héikay
9° -
Ô fraîche source de lumière _ Oh! New light source - Théo Héikay
10° -
Ô lumière amicale _ Oh! Friendly light - Théo Héikay
11° -
Les Affinités électives - Par Théo Héikay
12° -
Les Mathématiques jouant leurs propres jeux fascinés - Par Théo Héikay
13° -
Cours et T.D. pour les Licences deuxième année - promo 2009-2010
- Par Théo Héikay
14° -
Laurent Lafforgue fustige l'enseignement mou des Maths _ Par Théo Héikay.( pdf).pdf
15° -
Suites et séries numériques pour mes Licences deuxième année _ 2009-2010 _ Par Théo Héikay.pdf
16° -
Préparation de l’Examen-Partiel d’Analyse pour les Licences deuxième année - Par Théo Héikay
   

A propos de moi

L'activité scientifique, on l'oublie trop souvent, n'est pas simplement productrice de connaissances mais aussi productrice de sens. Les sciences mathématiques constituent un univers de sens qui défie parfois, et de plus en plus, le sens commun. Est-ce l'incommunicabilité, est-ce l'incommensurabilité entre cet univers et l'univers dans lequel nous vivons qui provoque le désamour des mathématiques chez certains jeunes lycéens ? J'essaie de cultiver sur ce site, à mon niveau, avec mes moyens l’espoir d’arriver à un œcuménisme de l’enthousiasme dans cette recherche du sens du sens, pour parler comme George Steiner.


- Pour en savoir plus sur mon terrain de jeu -


Lettre de mon Directeur de recherches pour l'Universite libre de Bruxelles (pdf)


Des documents amis _ Hubert Reeves

Un questionnaire très proustien par Théo_Héikay(PDF)

Terre planète bleue par Théo Héikay(PDF)


Théoricien de la poésie musique Théo-Héikay (PDF)

S 'habituer à l'abstraction par concepts Théo Héikay (PDF)

L'analyse mathématique le pôle magnétique de mon existence Théo Héikay (PDF)

Le bon usage de l'opérateur d'intégration de Volterra Théo Héikay (PDF)

Les Séries de Fourrier lacunaires 1 Théo Héikay (PDF)


Une aventure singulière [PDF]

Partir c'est mourir un peu. Ecrire c'est vivre davantage_Théo Héikay.(PDF)

Penser veut dire aussi rêver_ Théo Héikay.(PDF)


Mes Affinités Électives - (blog nouvelObs)

   

         Matisse Femme sur la terrasse

Picasso trois musiciens

Une œuvre de Rene Magritte


 

Pylla Victor Vasarely           Un tableau de Vasarely


Témoignages

1.

De Clara Willson

En 2005, mes premiers mois en classe préparatoire furent pénibles. Les cours de mathématiques, que j’affectionnais tant au lycée, m’étaient devenus d’insupportables corvées. Je n’y comprenais plus rien. Le langage m’échappait, les raisonnements ne faisaient plus sens. J’avais l’impression d’être perdue, comme exclue du monde dont j’avais tant rêvé et dans lequel mes camarades de classe semblaient à l’aise.
Selon toute vraisemblance, j’allais devoir en faire mon deuil. J’envisageais de renoncer, d’avouer que j’avais atteint mon « niveau d’incompétence ».

Mes notes étaient lamentables. Jamais, je le craignais, je n’accéderais à la grande école scientifique à laquelle j’avais aspirée. Les premières vacances de Noël, uniquement et vainement consacrées à tenter d’assimiler mes cours m’avaient laissée épuisée, véritablement découragée, et soucieuse…
Mais en janvier, à la reprise des classes, la situation changea du tout au tout. Je me souviens du moment précis où, se plaçant devant le tableau vert olive, un nouveau professeur dont je n’oublierai jamais le nom (Théo Héikay) a commencé son cours sur un chapitre des mathématiques appelé « Les Séries Entières ». Tout me parut clair, lumineux. Les raisonnements, les équations s’alignaient dans un enchaînement d’une élégance rigoureuse et puissante, parfaitement compréhensible.

Quel soulagement de n’avoir plus à douter ni de mes capacités intellectuelles, ni de mon projet que, quelques heures plus tôt, je croyais encore compromis !

J’éprouve toujours une grande reconnaissance pour ce professeur qui dissipa en moins d’une heure les brumes opaques dans lesquelles je me désolais depuis un trimestre.

Clara Willson
Rueil-Malmaison,
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2.

De Christiane Rousseau

Chacune des pièces jointes des rubriques Ré-Création et Nœud Arkhéologique, est une pédagogie destinée à former son lecteur.

Mieux, ce site est une invitation à réajuster notre curiosité à ces autres « échelles », de bien comprendre la nature des entités et propriétés mathématiques. Peut-on imaginer, qu’on puisse visiter un musée tout en étant incapable de faire la différence entre les peintures, les cadres et les murs ? Non !

Math-Question-Center fait entre autre, une large place au thème de la réconciliation entre la science et la poésie.

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3.

De Trinh Thuan

The celebrated « I think, therefore I am » is, finally, an open-ended tautology. No one can stand outside it.

Le célèbre « je pense, donc je suis » est finalement une tautologie sans limite. Nul ne peut s'en extraire.
  

Il se passe malheureusement en France le pire et le meilleur, le pire parce qu'une sorte de glaciation affecte souvent le milieu scolaire, universitaire et intellectuel, par terreur, conformisme et répression. Pour s'y convaincre, jetez un coup d'œil sur ce lien :

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?rubrique131

Le jeune Gilles Deleuze, qui fut vraiment et sans comédie mis hors jeu, exemple excellent du mouvement dynamique d'une pensée libre et inventive. Le jeune Michel Serres qui dut enseigner l'histoire des sciences, mais dans un département d'histoire, éloigné, exclu, expulsé à jamais de l'enseignement de la philosophie. Il souffrit beaucoup et, sans doute, en souffre-t-il encore. Le plus bel éloge que je puisse faire de lui, c'est que la pensée philosophique l'a rendu vraiment heureux. Profondément serein. Et donc encore une fois exemplaire. Le jeune Michel Onfray qui, brusquement, scia avec allégresse la branche sur laquelle il aurait pu s'asseoir, en démissionnant de l'Éducation Nationale, pour créer l'Université Populaire à Caen puis à Argentan. Il prit la décision de s'installer à son compte, quel que soit le prix que cette lubie pourrait coûter. Il n'avait aucune légitimité à tenir boutique, puisque les pensées légitimes couraient les autoroutes, mais il n'y avait pas d'autre solution que de rester libre …

À chaque fois, la dynamique de l'exclusion gagne toujours, il faut exclure et tuer ceux qui n'appartiennent pas à la secte. Or pour exister par lui-même, le jeune professeur doit manifester une volonté d'indépendance qui peut aller jusqu'au rejet de la tutelle du supérieur hiérarchique. Par analogie avec la situation familiale, on pourrait parler de       « meurtre symbolique du père de l'institution ». Qui peut croire que le ciel de la science est toujours serein et que les scientifiques ne sont pas sujets aux émotions ! Les crimes de lèse -Éducation Nationale, de lèse -Université lambda pèsent encore en ces lieux, du moins pour ceux que je cite ici.

Mais reparlons de Théo Héikay. Quand une vie d'enseignant commence par l'expérience et dans l'atmosphère de la mise à l'Indexe, _ il n'aime pas en parler par pudeur _ elle ne peut se poursuivre que dans le sentiment continu de la naissance, de la renaissance, d'une source positive et surabondante d'allégresse. Qui remerciera-t-il de s'être tiré de tout cela, d'avoir eu cette chance ? Après des intimidations subies, Théo Héikay doit exalter la magnificence d'une vie d'enseignant-chercheur consacrée minute par minute, dans l'enthousiasme, à une œuvre dont il ne saurait sans doute jamais vraiment ce qu'elle vaut ; dubitative et fragile merveille.

La grandeur démocratique de l'enseignement est de ne laisser personne à la porte : à la porte de la Cité, de la culture, de la beauté, à la porte de la langue elle-même, des mathématiques subtiles. Écoutons –le dans ce beau texte. Il y exprime ce qu'il vit lui-même. « Dans ce carrefour de la Ré-Création, je suis comme Newton et Leibniz, Euler, Lagrange et Legendre, Cauchy, Riemann, Dedekind, Weierstrass, Kronecker et Cantor : je m'adresse aux scientifiques portés vers la philosophie, mais aussi à d'autres qui lui sont allergiques, à mon Inspecteur Général en train de cracher son aversion pour ma vision poétique et philosophique des mathématiques, en quelques phrases bien senties, et je m'adresse à vous ami lecteur, bien sûr, de sorte que, comme le vieux marin de Coleridge, je semble prêt à m'agripper au premier venu pour lui dire avec une lueur de folie dans le regard, écoutez, écoutez, écoutez. » Relire ce passage, c'est recevoir un coup de jeunesse  en plein visage. C'est se réconcilier avec soi-même. C'est rentrer à nouveau en intimité avec l'humour rebelle, l'ironie insidieuse, le sarcasme efficace, bref, tout ce qui, à mille lieues de la vulgarité, met de l'esthétique dans l'impertinence et du panache dans les révoltes. Ne croyez pas que j'exagère.

À plusieurs reprises, ses réflexions nous ramènent vers un domaine privilégié. En les situant dans un cadre champêtre, il a voulu, dans son site, se donner un « espace de liberté » _ une aire de jeu, d'où il peut agir sur la réalité, la remodeler, la recréer, s'aventurer sur des terrains mal consolidés, comme on peut le faire entre amis.

Précisons que Théo Héikay n'est pas un gérant d'un organisme de soutien scolaire. Ces organismes sont, au mieux, indifférents au destin de ce qu'il y a derrière la porte et, au, pis, heureux de voir s'effacer ces reliques du vieux monde, en dévalorisant le métier d'enseignant. Il n'est pas non plus, un professeur indépendant, car on ne saurait vivre uniquement des cours particuliers. C'est un Enseignant-Chercheur en activité, titulaire d'une Agrégation de Maths obtenue avec brio, et d'un Doctorat d'Astrophysique, obtenu avec les félicitations du jury _ preuves à l'appui _ qui puise sa motivation et son dynamisme dans les domaines de ses recherches. Aujourd'hui, les nouvelles possibilités, comme l'Internet, autorisent un partage, une participation active de l'élève à l'enseignement dispensé. Le savoir, c'est l'échange, et c'est cela qui le passionne.


N'oublions pas que  Presque tout ce que nous faisons est écrit sur le sable, et s'efface dans le vent. Toutefois, il nous est peut-être donné d'avoir une tablette de métal sur laquelle nous inscrirons un ou deux signes plus durables. Mais nous sommes condamnés à mettre perpétuellement la science en culture. 

De quoi les jeunes ont-ils besoin, autant, et même plus, que de boire et de manger ? Ils ont besoin d'imaginaire et de symbolique_ d'imaginaire, c'est-à-dire de récits, d'histoires ; de symbolique, autrement dit de sens, de réflexivité. Je m'accroche à l'espoir que les élèves du secondaire et du premier cycle universitaire, voire des classes préparatoires, qui liront les documents :

Au fait, qu'est-ce que Einstein nous dit à travers E = mc² ? -_Par Théo Héikay

et

Paul Dirac attiré par la beauté silencieuse - Par Théo Héikay

pourront désormais répondre à cette question palpitante : En quoi la vision d'un univers historique affecte-t-elle nos modes de penser et d'agir ? Les documents :

Connaissez-vous Andrew WILES ? - Par Théo Héikay

et

Le feu de la créativité mathématique - Théo Héikay

peuvent également les aider à appréhender l'idée de Gaston Bachelard affirmant : « Tout ce que peut espérer la philosophie, c'est de rendre la poésie et la science complémentaires, de les unir comme deux contraires bien faits. » On peut y voir comment la vision scientifique et la vision poétique, loin de s'exclure, se rejoignent pour nous faire percevoir le monde dans sa véritable richesse. En un mot, la pédagogie est service des savoirs. Il peut y avoir autant de science dans un récit que de récit, parfois, dans certains théorèmes.

Trinh Thuan
(Directeur de Thèse de Théo Héikay)
 

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4.

De Dr Ricardo Gutiérrez

Depuis mon séjour comme Professeur invité à l’Université Paris Orsay: http://www.th.u-psud.fr/, j’ai pu me rendre compte d’une caractéristique de l’enseignement en France dont j’avais souvent entendu parler : l’accent mis sur l’abstrait plutôt que sur le concret.

Participant à un débat sur l’éducation dans le Blog de l’Université de Provence, à un moment, je ne sais comment, quelqu’un ma suggéré de regarder la vidéo de Math-Question-Center. Ce que je fis volontiers. J’ai pu lire les commentaires tels que : « […] Merci pour ce gai savoir, au sens nietzschéen du terme. » ou « Vous savez Monsieur, ré-érotiser publiquement l’acte de connaître. De le ré-érotiser pour lui-même, c’est-à-dire sans directement l’associer à ses possibles progénitures matérielles […] » ou encore, « […] Je retrouvais ce que vous nous disiez en prépas, ‘‘on peut se faire plaisir avec la science, vibrer grâce à elle’’. » Tous ces commentaires élogieux ont suscité ma curiosité. Je suis allé voir de plus près, car ils auraient pu être un pur bluff, au théâtre de la réalité. Ce qui fut dit fut-il fait ? J’ai choisi pour ma part de commenter deux documents.

Qu’y a-t-il donc au-delà du document PDF :« Les Mathématiques jouant leurs propres jeux fascinés - Par Théo Héikay » ? Une idée à la fois simple et originale. Tout se passe comme si Elles agissaient comme des auxiliaires en nous posant des questions ouvertes, mais aussi en nous encourageant à expliquer et à prévoir de façon à élever notre compréhension, en posant des questions fouillées qui encouragent la discussion.

J’ai été aussi sensible à la pièce jointe :« Les Affinités électives - Par Théo Héikay ». On peut y voir une démarche expérimentale revitalisée et intégrée en tant que telle dans les enseignements, les TP-Cours, les aller et retour permanents entre l’expérience et le modèle, l’approche modeste mais résolue des problématiques de la recherche, bref, la formulation de problèmes plutôt que l’apprentissage de recettes. La culture générale n’est pas oubliée, les liens des mathématiques avec l’histoire et les autres disciplines sont soulignés. J’ai eu l’impression d’être en face d’un guide qui suggère des pistes, propose des exemples et des contre-exemples autour d’un concept mathématique, mais adaptés à chaque étape et à chaque question des étudiants. Ce n’est pas un travail facile, il ne souffre aucune improvisation, aucune incompétence. Le professeur considère des exemples qu’il va mettre en scène en fonction de ses connaissances et de ses goûts, il pose des conjectures, il discute des idées, il argumente, il raisonne.

En quelques mots, j’ai visité un laboratoire pédagogique où l’adaptation des approches et leur diversité sont au service de la rigueur qui sied à un enseignement novateur et audacieux. J’avoue avoir retrouvé mes préoccupations, mes difficultés, que l’affirmation de grands principes ne suffit pas à résoudre. Les équilibres d’un moment sont précaires, leur recherche exaltante. Le travail de Théo Héikay se veut une source de propositions au service de tous ; sans trompette… ni tambour.

Une fois admis que la pédagogie n’est pas un système formel et que l’on n’y connaît point de critère objectif et général d’excellence, ce site peut venir prendre sa place dans la fresque générale du système éducatif et de l’idéologie qu’elle distille ou dont elle s’inspire. C’est une narration accompagnée d’une tentative d’extraction de sens.

Dr Ricardo Gutiérrez
Université de La Havane, Professeur invité à Paris Orsay

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5.

De Sylvia Germain

Théo Héikay : le chargé de cours des travaux dirigés dont j’ai toujours rêvé…

J’ai passé deux ans à l’Université d’AIX -MARSEILLE II. J’y ai vécu des moments délicieux après mon parcours décevant de deux années de Classes Préparatoires.

Le professeur Théo Héikay assurait les T.D. d’Analyse Fonctionnelle en Master I de la Faculté des Sciences de Luminy pendant l’année universitaire 2007/2008. Son cours commençait toujours par un débat pour mieux planter le décor des notions qu’il allait introduire. Son look à l’expression d’un jazzman, plein d’esprit, avec une pointe de malice, nous illuminait alors d’un coup. Chacun s’accrochait à son débit mesuré, bien décidé à ne pas en perdre un mot. Nous avions l’impression de participer à la grande fête de l’intelligence.

Clair au point d’en être lumineux, il n’hésitait pas de donner une interprétation philosophique ou poétique aux concepts qu’il mettait en scène. J’aimais sa façon d’enseigner à la fois l’Analyse Fonctionnelle et le métier d’Enseignant-Chercheur. Souvent, son mode de pensée, tout autant synthétique qu’analytique, me revient en mémoire quand j’aborde un problème nouveau de L’École supérieure d’électricité (Supélec) de Paris (Gif-sur-Yvette) où je suis actuellement inscrite. Faut-il le dire, ses travaux dirigés étaient très appréciés. J’y allais non seulement pour m’instruire, mais aussi pour étudier sa technique, pour faire miens ses « truc » destinés à accrocher son auditoire. Je n’en manquais aucune. J’appréciais surtout sa vaste culture, qui s’étendait pratiquement à tous les domaines de la science. J’aime retrouver sur son site, son style limpide, ses comparaisons imagées et son mode de pensée, auxquels je suis très attachée.

Je reste imprégnée du souvenir de ce jeune professeur souriant qui me « prenait par la main » lorsque qu’il me faisait passer au tableau et m’aidait à observer de près la théorie des fonctions convexes conjuguées et me parlait de la forme analytique du théorème de Hahn-Banach mais aussi de ses formes géométriques… m’aidait à progresser non dans un parcours imposé, mais dans mon parcours personnel, _ puisque j’ai intégré sur titre, après mon Master I, la deuxième année de l’École supérieure d’électricité (Supélec) de Paris (Gif-sur-Yvette) _ en y éprouvant du plaisir. Je précise que je ne faisais pas partie des « premiers de la classes ». Mes notes étaient bonnes, sans plus, je n’étais pas très à l’aise avec les objets tels que les suites et séries fonctions, les séries entières, les séries de Fourier, la transformée de Fourier, vues en Taupe. Mais j’ai fini grâce à lui, par aimer l’Analyse Fonctionnelle, module qui m’amusait comme un jeu et dans lequel j’excellais.

Le professeur responsable du module d’Analyse Fonctionnelle disait de Mr Théo Héikay qu’il est un bon « passeur » de concepts, l’intermédiaire qui dit : « Regardez ! Cela en vaut la peine ! », celui qui permet aux merveilles de l’Analyse Fonctionnelle de ne pas passer inaperçues, qui initie à des joies propres à enrichir une vie entière.

J’ai profité de ses enseignements, et j’ai compris, grâce à lui, le plaisir qu’il y a à révéler le monde aux gens. Je voue à ce professeur, qui me fait découvrir des continents de l’Analyse Fonctionnelle tout à la fois fantastiques et abstraits, une admiration et une affection immenses. Je buvais ses paroles, infiniment touchée de l’attention qu’il me portait et de l’application qu’il mettait à répondre à mes questions.

Sylvia Germain
SUPÉLEC
Résidence III, Plateau de Moulon, 3 rue Joliot-Curie,
F 91192 GIF sur YVETTE cedex
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6.

De Christiane Rousseau

L’anecdote savoureuse est certainement l’art dans lequel Théo Héikay brille le plus, et le biais le plus vivant qu’il ait trouvé – et ce, dans chacun de ses documents – pour transmettre un maximum de culture à un lectorat qu’il se représente souvent comme une grande salle de classe imaginaire.

En ce sens, qu’importe si la modestie qu’affiche l’auteur dans Un conseil amical aux jeunes lycéens est réelle ou rhétorique, son témoignage est un grand cru, où l’auteur renonce parfois au fleuve habituel des théories de l’intégrale abstraite et de la topologie pour se transformer en conteur. C’est avec jubilation qu’on le voit se mettre en scène – concentré – dans les salles de l’Institut de Mathématiques de Jussieu quand il s’imprègne du programme du concours de l’Agrégation ou dans les amphis bruissants de désir de l’Université Pierre et Marie Curie. Bavard, mais avec retenue, passionné, mais pas pédant, Théo Héikay donne bien le meilleur de lui-même dans ses publications à caractère pédagogique.

Le lecteur ressort de cet univers avec une saine frustration : il voudrait en entendre plus.

"Des professeurs authentiques comme Mr Descombes ou Mr Trinh Thuan – ils ne sont pas pléthore – n’envieront pas leur étudiant plus doué, plus créatif. Ils lui diront, comme dans la parabole de Wittgenstein, de "jeter l’échelle" qu’ils lui ont fournie pour monter."

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7.

De Jean-Pol VAUCLAIR - Directeur de Recherche, CNRS

Primo : Une révolution extraordinaire s’annonce : l’invention d’un nouvel homme. Un homme condamné à l’intelligence par les nouvelles technologies. Car à cet homme, il reste la faculté d’innovation. Innover et aimer : c’est la devise contemporaine de l’humanité.
 

Un scientifique qui invente est forcément philosophe, parce qu'il indique par son invention les voies d'anticipation.  Inversement, un philosophe doit aussi être un scientifique, sinon il ne comprend pas le monde dans lequel il vit.

Secundo : Il y a deux choses à changer dans l’enseignement, je crois, mais elles sont fondamentales : que doit-on enseigner ? et comment ? Il faudra enseigner dorénavant à partir du Grand Récit : il y a maintenant une nouvelle conception globale de la science, ça vaut le coup de partir de là. Les pièces jointes :

….. illustrent bien cet aspect des choses.

Comment enseigner ? Eh bien à partir des nouvelles technologies, il n’y a pas de doute là-dessus. En matière de transmission des savoirs, tout est à changer !

Il suffit de se balader sur le site MQC pour voir que demain matin, un étudiant lambda peut en savoir plus que le professeur au moment où il entre en cours. Donc les rapports vont changer entre l’enseignant et l’enseigné, avec des relations beaucoup moins distanciées.

Tercio : Il est possible que la vraie culture, si elle existe, serait en dehors de l'échange marchand, et je peux le démontrer.

Si je possède une baguette viennoise, et vous deux euros. Si nous procédons à une transaction, vous aurez à la fin une baguette viennoise et moi deux euros. Il s’agit d’un jeu à somme nulle : il n’advient rien de cet échange. Mais dans celui des savoirs, dans l’enseignement, le jeu n’est pas à somme nulle puisque l’échange profite à plusieurs : si vous avez un sonnet de Shakespeare, ou le Théorème de Cauchy, et que moi je n'ai rien, et si vous me les enseignez, à la fin de cet échange-là, j'aurai le sonnet et le Théorème, mais vous les aurez gardés. Donc, c'est un équilibre parfait. Dans le premier cas, il y a un équilibre, c'est la marchandise, dans le second il y a un accroissement, c'est la culture. Il y a dans l’échange des savoirs non pas un équilibre, mais une croissance formidable que l’économie ne connaît pas.

Les enseignants sont titulaires d’un trésor incroyable – le savoir – qui prolifère et qui est le trésor de l’humanité.

Jean-Pol VAUCLAIR
Directeur de Recherche, CNRS
Collègue de Théo Héikay



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8.

De Laurent Lafforgue, mathématicien

Les conséquences de la débâcle de l'école

Laurent Lafforgue, Médaille Fields de Mathématiques, membre de l'Académie des sciences et Professeur permanent à l'Institut des Hautes Études Supérieures, dénonce un secondaire qui connaît des programmes " pas assez stimulants sur le plan intellectuel, pas assez riches et uniformisés vers le bas au lieu d'être diversifiés ". Un discours " révolutionnaire " qui a du mal à passer auprès " d'une minorité de personnes influentes, bloquées dans des a priori idéologiques qui depuis trente ans ont malheureusement pris l'ascendant sur tous les organismes de contrôle de l'Education nationale "

Le document Pdf ci-dessous contient deux interviews de Laurent Lafforgue. Je décris aussi le contexte qui m'a incité à créer www.Math-Question-Center.com

Laurent Lafforgue fustige l'enseignement mou des Maths _ Par Théo Héikay(pdf)
 

Laurent Lafforgue, mathématicien,
membre de l'Académie des Sciences et lauréat en 2002 de la médaille Fields

http://www.ihes.fr/~lafforgue /


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9.

De Trinh Thuan

Faudrait-il le dire, j'apprécie particulièrement le site Math-Question-Center.com, pour sa qualité d'abord, mais aussi parce que c'est une démarche noble. Son auteur, en mettant en ligne ses cours et ses publications, ne cherche pas à les vendre, et croit qu'il existe une certaine valeur du « gratuit ». Son discours, qui n'a pas le ton quasi-publicitaire d'une certaine communication scientifique, réussit à « re-érotiser » l'acte de connaître.
  

La culture scientifique devient désirable si elle n'énonce pas seulement les principes, les équations, les résultats mais nous permet de saisir les passions singulières qui les ont voulus, pensés et créés. C'est le cas des pièces jointes ci-dessous :


Trinh Thuan
(Directeur de Thèse de Théo Héikay)
 

 

Mes Affinités Électives
Ce qui donne goût à l'enseignement est dans ce Blog: les mathématiques, la poésie, et la science

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© Théo Héikay 2010-2011 _ Vous serez toujours mauvais dans les contrefaçons. Métis, oui ; contrefaits, non.
Un autre regard sur les maths par Théo Héikay. Maths questions center. a brief history of mine. contact : 06 81 55 46 12